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Publié dans IFSCC Magazine
en mars 2017, p. 9 - 14

Auteurs M. Mangier, D. Boudier, M. Laclaverie, A. Bonnefoy, S. Bordes, B. Closs

Les mitokines, véritables sentinelles mitochondriales nouvellement identifiées, sont au cœur d’une stratégie cellulaire de communication et de défense pour lutter contre le stress. L’exposition croissante et quotidienne à la pollution des environnements intérieurs et/ou extérieurs a des conséquences néfastes sur la santé et perturbe notamment l’homéostasie cutanée. La peau est étouffée, déshydratée, terne et vieillit prématurément. Les prohibitines, mitokines essentielles, sont largement étudiées en recherche fondamentale, notamment dans une pathologie pulmonaire en lien avec la pollution. Cependant, aucune donnée n’existe à ce jour sur le lien entre mitokines et pollution cutanée. Après avoir précédemment identifié le récepteur aryl-hydrocarbone (AhR) comme récepteur cible des polluants cutanés, une étude de modélisation in vitro en deux étapes a été mise en place afin de déterminer le rôle et la régulation des mitokines dans la peau. Premièrement, des kératinocytes soumis à un stress hypoxique (traitement au cobalt) ou à des polluants (benzo[a]pyrene et particules fines) présentent une réduction significative de la synthèse de prohibitine. Puis, l’étude d’un modèle 3D d’épiderme reconstruit déficient en mitokines a montré le rôle majeur des prohibitines dans la formation d’une barrière épidermique fonctionnelle, démontrant l’intérêt de restaurer le capital des mitokines dans la peau pour de futures stratégies cosmétiques anti-pollution.